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#JeSuisNoé : tous “en Arche” vers votre raison d’être.

“Mon métier consiste à allier le sens à l’émotion, afin de mettre les gens en mouvement” m’a expliqué Damien Grimont, créateur de The Bridge et organisateur de The Arch, deux événements dédiées à la transition écologique, lorsque j’ai eu le plaisir de le revoir, le 26 février.

Le titre de cet article était destiné à vous présenter The Arch : je voulais introduire en décrivant les signes annonciateurs des catastrophes écologiques, tout en faisant un parallèle entre l’Arche de Damien et celle de Noé, comme si son projet prenait la forme d’une répétition générale avant le déluge. Et qu’il fallait agir pour éviter ce hashtag : #JeSuisNoé. L’objectif était de mettre en avant The Arch dont le lancement devait avoir lieu le 1 avril au Quai d’Orsay. Ce sera pour une prochaine fois.

Simon de Myle (XVIe), L’arche de Noé sur le Mont Ararat (huile sur panneau, 1570), Collection privée du sud-ouest de la France.

La situation ne me donne pas, ne nous donne pas, cette chance et l’opportunité d’une « répétition générale ». L’Arche s’est transformée en appartement, ou en maison avec jardin pour les plus chanceux d’entre nous.

Ma prise de conscience de la situation liée au Coronavirus a eu lieu samedi 14 mars à la lecture de cet article. Je décide de le partager sur mes réseaux et à tout mon entourage. Il est alarmiste mais plein de bon sens et invite à UNE chose : agir maintenant en mettant en place la distanciation sociale pour enrayer la diffusion du virus. Damien avait raison, ce qui me met en mouvement, ce qui nous fait réagir, c’est bien ici l’émotion – le ton alarmant et préoccupant de l’article – et le sens – un ennemi commun à abattre : le virus et son expansion.

Suite à la diffusion de l’article, certains me font remarquer qu’il n’est pas scientifique : effectivement l’article n’est pas scientifique mais je crois profondément que la science n’était pas tout à fait l’enjeu lors de l’annonce du confinement. L’enjeu, et nous le voyons depuis une semaine, c’est la narration et la communication (de crise).  Dans la situation actuelle, l’enjeu était que nous “agissions” – ce qui pour la majorité d’entre nous signifiait de façon très paradoxale : restons chez nous.

Le constat que je formule ici est que “la science” ne nous met pas ou plus en mouvement. Nous avons les solutions, nous savons ce qu’il faut faire mais nous n’agissons pas, trop préoccupés par notre quotidien et la préservation d’avantages prétendument acquis. D’où la nécessité de sens, pour déterminer une direction, le bon chemin à suivre, et d’émotions, pour agir et commencer à cheminer.

Personnellement, la semaine du 9 mars était forte en sens et en émotion. Nous étions tous réunis entre collaborateurs de Fly the Nest pour un séminaire en Normandie. Pour moi, ce moment signifiait beaucoup, j’avais réussi ma « reconversion ». Après 6 mois d’intégration et 4 ans à m’intéresser au mécanismes de l’engagement et du leadership, j’étais déjà fier du chemin parcouru : l’ouverture du bureau de Nantes, nos premiers accompagnements et la découverte d’un collectif et d’une organisation incroyables. J’étais « arrivé » quelque part dans mon cheminement personnel et nous avions franchi des étapes importantes pour notre cheminement collectif et le lancement de notre activité à Nantes. Mais maintenant que faire ? 

Lors de l’introduction de notre séminaire collectif, nous avons ouverts les débats avec notre raison d’être : Accompagner la réalisation des visions individuelles et collectives en accord avec leur environnement. A posteriori, je mesure avec émotion à quel point cette raison d’être résonne dans la situation actuelle.

Si désormais vous êtes convaincus de la nécessité de – bien – agir, le message principal de ce billet, est de vous dire que nous sommes « là », collaborateurs de Fly the Nest, pour vous accompagner :

  1. A animer des réunions à distance, même avec un nombre important de collaborateurs 
  2. A animer des ateliers « de crise » pour décider collectivement ce qu’il convient de faire et des priorités.
  3. A adapter le fonctionnement de votre entreprise et de vos process en cette période, notamment dans le meilleur fonctionnement possible à distance de votre organisation
  4. A formaliser votre raison d’être et vos visions – collectives ou individuelles – comme nous le faisons avec chacun de nos clients depuis 4 ans.
  5. A prendre du recul sur l’activité de votre organisation pour approfondir la façon dont elle est en accord avec votre environnement. Le sens de cet article et de la situation actuelle, nous oblige à une réflexion de vérité avec nous-même et à anticiper que « rien se sera plus jamais comme avant ».

Dans la semaine qui s’est écoulée, nous avons pu tester au sein de Fly The Nest et avec nos clients, des outils et des formats d’ateliers adaptés à la distance dans les 5 catégories ci-dessus. Voici une liste de ressources que nous mettons à disposition de notre communauté : https://trello.com/b/e6ZcViuQ

Je crois que chacun aujourd’hui a une occasion, voir le devoir, de prendre la mesure de la situation et d’agir à très court terme, si c’est pertinent, mais surtout de bâtir le moyen terme, et « l’après ». 

Nous sommes dans un moment de vérité. Un moment ou des leaders vont émerger. Un moment de responsabilités individuelles et collectives. Un moment ou nous sommes tous égaux – simples hommes et femmes – et libres d’agir. 

Après cette crise, mon vœu est que nous n’ayons plus à faire de pédagogie sur la nécessité et les modalités du changement, mais “simplement” d’accompagner chacun dans l’exécution de ses projets individuels et collectifs au service du Bien Commun.

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