Description du projet

Entretenir la CONCORDE pour faciliter le mouvement

La concorde, c’est cette vieille déesse grecque chargée de maintenir la paix sociale entre le sénat et le peuple. Elle représente la paix, la conciliation, l’harmonie entre les peuples et les individus.

Etymologiquement, le mot concorde ne vient pas des « cordes qui vibrent ensemble » comme [[Benjamin Mussot]] aime le dire souvent, mais du latin concordia (sens identique), composé du préfixe con- (« avec ») et de cor (« cœur »).

La concorde, c’est bien l’union des coeurs et des volontés de chacun. Lorsque toutes les parties prenantes s’alignent et s’engagent mutuellement, pour construire ensemble au lieu de se battre sans cesse…

En d’autres termes, la concorde est un rapport moral, une situation qui existe entre des personnes ayant même disposition de cœur, d’esprit, et vivant en harmonie, éventuellement en collaborant à une œuvre commune. Les antonymes sont nombreux : antagonisme, zizanie, désunion, discorde….

Quelle est la différence entre Concorde et Harmonie?
Le mot Harmonie vient du Grec et son sens premier est une « jonction par engrenage » ! C’est lorsque les petites dents des roues s’emboîtent parfaitement et permettent au système de fonctionner. Incroyable non?

Lorsque nous utilisons le mot Concorde, nous allons plus loin que l’harmonie qui consiste à s’assurer que « la machine fonctionne » : nous invoquons la communion des coeurs pour faire converger les intentions et les réalisations, et emmener le groupe vers sa destination.

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Atteindre la concorde dans un groupe, c’est notre métier ! Nous le pratiquons sans cesse, en construisant une vision commune, en renforçant la culture et les liens à l’intérieur du groupe, en assurant que chacun trouve sa place. Pour cela, il nous faut être objectif, empathique, au service des autres, pour sentir les intentions de chacun et les mettre au diapason (un son pur et harmonieux!)

Entretenir la concorde, ce n’est pas supprimer le conflit ou les tensions, car il n’y a pas de groupe humain sans tension. Les tensions, c’est normal, il ne faut pas en avoir peur, il ne faut pas les cacher sous le tapis ou dans les placards, il faut savoir les ADRESSER, en parler, et leur permettre de nous faire grandir, individuellement et collectivement ! C’est les rendre utiles, productifs pour l’entreprise, et ne laissant pas de cicatrices. Les oppositions sont naturelles dans un groupe, elles ne doivent cependant pas être destructrices !

Le choix du mot « entretenir » n’est pas anodin : la concorde est comme un bâtiment qu’il faut entretenir. Parfois, il faut repérer les petits dégats, les petites usures du temps pour y faire de petites réparations. Parfois, ce sont des travaux de gros oeuvres qu’il faut entreprendre, car la toiture prend l’eau, ou que l’isolation est défaillante. Ne pas faire cet entretien, cette observation quasi quotidienne, c’est prendre le risque de tous être trempés lorsque la tempête sera là, ou de mourir de froid lorsque la nuit glaciale tombera.

Ce qui est vrai pour nos clients doit aussi être vrai pour nous. Comment pourrions-nous prôner la concorde si nous ne fonctionnons pas en harmonie ? Alors nous nous devons d’être exemplaires, et de fonctionner ensemble.

A l’image du « Janitor » (mot anglo-saxon qui désigne l’homme d’entretien, le concierge, le gardien, le portier d’un bâtiment), notre travail, en interne comme chez nos clients, est de s’assurer que la concorde est en bon état et qu’elle peut accueillir les projets de l’équipe sans faillir.

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C’est la concorde qui permet la performance ; c’est la discorde qui cause nombre de dépôts de bilans… Quand les coeur ne sont plus alignés, quand les murs de l’union se fissurent, quand les rameurs se désynchronisent, le groupe est écartelé par des chevaux tirant dans des directions contraires. Plus aucun mouvement conscient n’est possible, c’est la paralysie avant la fracture.

A l’opposé, quand tous les engrenages sont imbriqués et huilés et que les coeurs sont alignés, la machine est prête à tourner à plein régime (harmonie + concorde) et le mouvement est possible.

Pour que chacun puisse s’engager, apprendre, et créer, il faut un climat de confiance, un environnement de travail en bonne intelligence, une entente et une fraternité qu’on trouve trop rarement en entreprise ! Nos efforts et notre exigence lors de nos recrutements sont les premiers garants de cette concorde, mais ils ne sont que la première étape d’un travail constant d’entretien : expression des ressentis, partage des émotions et des reflexions, communication propre, médiation, accompagnement des conflits, libération de la parole, « dépassionisation » des tensions, cadre de références, évaluations récurrentes…. Notre boîte à outils est bien garnie et nous devons tous savoir les utiliser, pour participer à notre niveau à ce grand chantier.

Il est de notre devoir à tous, d’aiguiser notre regard et nos sens, pour repérer les fissures et les combler.

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Transformons le conflit en concorde. Sentons les oppositions, les inimitiés, les incompréhensions et les rancoeurs. Ne les minimisons pas, mais prenons-les pour construire un équilibre nouveau et harmonieux, dans lequel chacun se sent bien !